Catégorie : Crises

  • L’océan Indien, l’hyperguerre et El Niño

    L’océan Indien, l’hyperguerre et El Niño

    Depuis le mois de septembre 2026, la guerre en Iran s’étend du golfe Persique et du détroit d’Ormuz jusqu’au Yémen. Au sud du pays, les offensives des milices houthistes, en guerre depuis une vingtaine d’années et alliées au régime des Gardiens de la Révolution, leur permettent de s’emparer de positions dominantes autour du détroit de Bab el-Mandeb, qui verrouille l’accès à la mer Rouge, et du golfe d’Aden, qui donne sur l’océan Indien[1].

    En d’autres termes, les deux détroits qui contrôlent l’accès du Moyen-Orient à l’océan Indien sont directement impliqués dans la guerre avec l’Iran. Durant la même période, l’océan Indien commence à subir les effets de l’épisode El Niño 2026, phénomène climatique planétaire récurrent qui s’accompagne de la diffusion d’une couche d’eau chaude à la surface du Pacifique Sud (Testot & Valantin, El Niño, Histoire et Géopolitique d’une Bombe Climatique, Paris, 2023).
    Historiquement, certains épisodes d’El Niño ont déclenché des pénuries et des famines à l’échelle de régions entières, en particulier lorsque les réponses gouvernementales se sont avérées inadaptées, voire contre-productives. Ce fut le cas en Inde et en Chine entre 1896 et 1902, où des réponses gouvernementales ineptes dans l’un des cas, insuffisantes dans l’autre, face à un épisode El Niño très violent, ont tué 6 à 19 millions d’Indiens et 10 millions de Chinois. Or, l’épisode 2026-2027 s’annonce d’une puissance historique, et ses effets vont se faire sentir de façon de plus en plus violente dans l’océan Indien en 2026 et en 2027.
    Par ses effets de restriction, voire de pénurie, et par la mise sous tension de la cohésion des sociétés et l’aggravation des tensions stratégiques, cette fusion de la surchauffe géopolitique et de la surchauffe climatique produit des effets très comparables à ceux d’un siège. Mais cette fusion dépasse et englobe l’ensemble des nations et des sociétés : elle fait émerger un état de siège global, à la fois géopolitique et climatique, une situation stratégique que nous qualifions ici d’« hypersiège », dont les effets s’exercent sur l’ensemble de l’océan Indien.
    Dans cet article, nous allons donc étudier comment la guerre en Iran affecte l’approvisionnement en hydrocarbures bruts et raffinés dans l’océan Indien, et comment ces effets géopolitiques se conjuguent à ceux d’El Niño. Enfin, nous allons voir comment cette situation géopolitique planétaire déclenche une mobilisation internationale.

    I. La guerre d’Iran, catastrophe dans l’océan Indien ?

    De début mars à octobre 2026, les différentes phases du semi-blocage du détroit d’Ormuz affectent durablement les exportations quotidiennes, qui représentent 20 % de la production mondiale de pétrole, 19 % de celle de gaz naturel et 30 % des exportations mondiales d’engrais azotés . Puis, du fait notamment des stratégies de contournement de l’Arabie saoudite (quasi-doublement des capacités de son pipeline est-ouest qui débouche sur le port de Yanbu, en mer Rouge), les exportations de brut du Moyen-Orient ont retrouvé environ 84 % de leur niveau d’avant-guerre : 16,3 millions de barils par jour en septembre, contre 19,5 avant le conflit [2].
    Dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL), en revanche, et malgré les efforts massifs du Qatar pour sécuriser la production, les couloirs de navigation et les méthaniers, le trafic de GNL à travers Ormuz reste en septembre environ 80 % en dessous de son niveau d’avant-guerre, soit à peu près un cinquième ; le Qatar dépend en effet d’Ormuz pour la quasi-totalité de ses exportations. Les analystes  estiment qu’octobre pourrait atteindre 25 % du trafic d’avant-guerre si le rythme de fin septembre se maintient [2]. Et ce, alors que la demande internationale, en particulier européenne, s’envole en raison de la nécessité de reconstituer les stocks de gaz avant l’hiver.
    Enfin, la crise des exportations de produits raffinés, dont le gazole nécessaire aux camions, ne trouve aucune solution. S’il a été possible de trouver une solution de contournement terrestre pour le brut saoudien, il n’en existe aucune pour les produits raffinés, qui dépendent des capacités de transport propres aux complexes pétrochimiques et des flottes de tankers spécialisés. La reprise relative des exportations de brut et de GNL s’adosse donc à une crise profonde des exportations de produits raffinés. Cette dichotomie entre les flux de pétrole brut, de GNL et d’hydrocarbures raffinés a des répercussions profondes sur la géopolitique de l’océan Indien, en accentuant les contrastes entre les façades africaine et asiatique.

    La façade africaine et la crise des produits raffinés

    La Tanzanie, le Mozambique, le Kenya, l’Afrique du Sud, Madagascar et Maurice importent peu ou pas de pétrole brut. En revanche, leurs économies nécessitent des importations continues de gazole pour les flottes de camions, d’essence pour les voitures et les deux-roues, et de kérosène et de fioul lourd pour les flottes maritimes.
    Ainsi, en 2025, le Kenya s’approvisionnait à environ 66 % de son gazole dans le Golfe et n’en a reçu aucun en avril 2026 [3]. La réduction massive des exportations de produits raffinés du Golfe frappe donc de plein fouet les activités de transport et, par là, les prix des marchandises dans l’ensemble des pays africains riverains de l’océan Indien, soit près de 250 millions de personnes.

    La façade asiatique et la crise gazière et pétrolière

    Face à la crise d’Ormuz, les problématiques de la façade asiatique sont très différentes, mais tout aussi sensibles. Contrairement aux pays de la façade africaine, l’Inde importe avant tout du pétrole brut, car ses gigantesques complexes pétrochimiques lui permettent d’alimenter son marché intérieur en produits raffinés. En revanche, le Pakistan dépend à 99 % du Golfe pour son GNL, comme pour ses carburants raffinés. Il en va de même pour le Bangladesh, le Myanmar, le Sri Lanka et la Thaïlande. Tous ont donc dû diversifier leurs sources d’approvisionnement dans l’urgence, tout en subissant de plein fouet le choc énergétique.
    Face à cette crise de l’approvisionnement en pétrole brut, le gouvernement Modi a dû accroître ses importations de pétrole russe, malgré les tensions entre la Russie et les États-Unis liées à la guerre en Ukraine. Par ailleurs, certains ports, comme Gwadar au Pakistan et Kyaukphyu au Myanmar, sont des terminaux maritimes reliés à la Chine par des pipelines dans le cadre de la Nouvelle Route de la soie. La réduction des flux pétroliers et gaziers en provenance du Golfe entraîne donc une baisse des approvisionnements chinois qui dépendent de ces terminaux.
    Enfin, l’ensemble des pays asiatiques riverains de l’océan Indien a subi de plein fouet le ralentissement des approvisionnements en engrais, malgré les politiques de diversification, notamment vers la Russie. La phase active de la guerre en Iran, entre mars et mai 2026, a largement bloqué les exportations d’engrais et de leurs précurseurs, tels que les phosphates et l’urée, dont le Qatar est un grand producteur. Or, toute la façade africaine de l’océan Indien dépend du Golfe pour 20 % à 30 % de ses importations d’engrais. Les pays concernés ont donc dû faire face à la hausse massive des prix et à la crise d’accès aux carburants et aux engrais au moment même des semis de printemps [4].
    C’est dans ce contexte de pressions géopolitiques, pétrochimiques et agricoles que l’ensemble de la région doit faire face à l’hypersiège climatique qu’impose El Niño.

    II. El Niño et l’hypersiège climatique

    El Niño…

    Tous les 2 à 7 ans, un phénomène climatique récurrent, dit « El Niño », entraîne un forçage thermique massif de l’atmosphère et bouleverse le climat à l’échelle planétaire. Lors d’un épisode El Niño, la température de l’océan Pacifique équatorial peut augmenter jusqu’à 3 °C. Ce forçage entraîne un réchauffement de l’ensemble de l’atmosphère et une multiplication des événements climatiques extrêmes partout dans le monde, qui affectent notamment les zones agricoles.

    … et la crise planétaire

    Or, le changement climatique correspond à une mise sous pression permanente à l’échelle planétaire, c’est-à-dire à un état de siège chronique pour les sociétés contemporaines. Les vagues de chaleur transforment des milliers de villes et des millions de bâtiments en pièges à chaleur qui assiègent le corps même de dizaines, voire de centaines de millions de personnes à la fois.
    Les baisses de rendement agricole à l’échelle de zones continentales entières, comme en Asie du Sud aux printemps 2023, 2024 et 2025, puis de mars à mai 2026, avec des températures oscillant entre 45 et 50 °C, font courir des risques sanitaires et alimentaires à des pays entiers. Les pressions sur la biodiversité menacent le tissu même du vivant, dont dépendent les conditions de vie fondamentales des sociétés humaines : l’alimentation, le filtrage de l’eau, la qualité des sols. Ce système de pression socio-climatique s’impose ainsi comme un hypersiège (Valantin, Géopolitique d’une Planète déréglée, rééd. 2022).
    Les chocs climatiques peuvent par ailleurs profondément bouleverser les équilibres sociaux et politiques de nations et de régions entières, comme l’illustrent les « Printemps arabes » de 2010-2011, même si le choc de 2010 n’est pas imputable exclusivement à El Niño. Ainsi, entre 2008 et 2010, l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan subissent une série de vagues de chaleur extrêmes, tandis que des précipitations historiques affectent de vastes zones agricoles nord-américaines. En été 2010, la sécheresse et la canicule en Russie réduisent la production de blé d’environ 20 millions de tonnes, et Moscou interdit les exportations début août. Les prix mondiaux du blé progressent de 70 % entre juin et décembre 2010 [5].
    Or, dans les pays arabes, le pain constitue l’aliment de base de 70 % de la population, alors que l’indice des prix des céréales passe de 163,4 en 2007 à 179,2 en 2010, puis à 240,2 en 2011. Entre 2008 et 2011, les villes du monde arabe sont secouées par une véritable prolifération de manifestations populaires, qui finit par déboucher sur l’immense ébranlement que furent les Printemps arabes.

    Le monstre

    Or, l’épisode El Niño 2026-2027 apparaît déjà comme d’une ampleur historique. En Europe, aux États-Unis, en Angola, au Ghana et en Afrique méridionale, la multiplication des événements climatiques extrêmes affecte, et continuera d’affecter, des zones agricoles qui subissent déjà la hausse des prix des intrants agricoles causée par la guerre d’Iran, voire qui sont moins accessibles aux agriculteurs les plus défavorisés.
    Dans l’océan Indien, la mousson 2026 a été faible : elle s’est achevée avec un déficit de 12,6 % par rapport à la moyenne à long terme, la plus faible depuis plus d’une décennie, après un mois de juin déficitaire de plus de 36 %. L’Inde, le Pakistan et le Bangladesh ont subi des déficits pluviométriques d’une ampleur considérable, qui ont fortement perturbé les semailles des cultures d’été, en particulier celles du riz, base alimentaire de centaines de millions de personnes [6].

    III. Face à l’hypersiège

    Crise des engrais à l’époque d’El Niño

    Depuis début mars 2026, les systèmes agricoles du monde entier sont donc sous pression pour adapter les plantations de 2026 à une hausse des prix des engrais beaucoup plus rapide que celle des prix alimentaires. Aux États-Unis, le prix de la tonne d’engrais azoté est ainsi passé de 400 dollars début mars 2026 à 918 dollars en mai 2026. Face à ce contexte, les institutions internationales se mobilisent de manière anticipative, à une échelle inédite.

    Mobilisation internationale

    Une mobilisation internationale majeure est en cours face à l’épisode El Niño 2026, qui a atteint un niveau d’intensité très élevé au second semestre 2026. La réponse mondiale est pilotée conjointement par les agences onusiennes (FAO, PAM, OCHA, UNICEF), des réseaux humanitaires et des agences météorologiques régionales. La FAO et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont lancé leur premier appel conjoint à l’action anticipatoire : 202 millions de dollars pour protéger près de 9 millions de personnes (dont 8,8 millions) dans 22 pays à haut risque, entre juin 2026 et mars 2027 [7]. Dans le même temps, l’UNICEF concentre ses efforts sur la protection des enfants contre la malnutrition et les épidémies, l’Organisation météorologique mondiale coordonne la modélisation et l’émission d’alertes pour anticiper le pic du phénomène, et la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge déploient des plans d’urgence dans les zones exposées à la sécheresse extrême ou aux inondations.
    Sur le plan financier, le Fonds monétaire international (FMI) indique qu’il se prépare à soutenir les pays vulnérables exposés à El Niño et à la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre avec l’Iran. Face à ces risques, le  FMI a pour mission de fournir un soutien financier pour faire face aux chocs externes. Il dispose, à cette fin, d’instruments d’urgence (Rapid Credit Facility et Rapid Financing Instrument) et, à long terme, du Fonds pour la résilience et la durabilité (RST/RSF).
    La mobilisation est particulièrement active et structurée dans l’océan Indien, où l’effet d’El Niño se combine à un dipôle de l’océan Indien (IOD) positif, un couplage qui accentue fortement les anomalies climatiques des deux rives du bassin [9].

    La façade africaine

    En Afrique de l’Est (Corne de l’Afrique), El Niño et le dipôle positif annoncent des pluies diluviennes ; au sud de l’océan Indien, ils accentuent le risque de sécheresse. Le centre climatologique régional ICPAC prévoit, pour la saison octobre-décembre 2026, 90 % de chances de pluies supérieures à la normale sur le sud de l’Éthiopie, le centre et le sud de la Somalie, ainsi que le nord-est du Kenya, avec des risques d’inondations et de maladies hydriques [9]. Les agences prépositionnent de l’aide humanitaire et des kits sanitaires (contre le choléra et les maladies à transmission vectorielle).
    Dans les îles du sud-ouest de l’océan Indien (Madagascar, Mascareignes, Comores), le Forum d’orientation climatique du Sud-Ouest de l’océan Indien (SWIOCCOF), avec le soutien de l’OMM, a publié des directives spécifiques pour adapter les secteurs sensibles (agriculture, eau, énergie) aux variations de trajectoire des cyclones et au risque de sécheresse au sud de Madagascar.

    La façade asiatique

    Sur les rives nord et est de l’océan Indien (Asie du Sud, Indonésie) sévissent déjà une sécheresse aiguë et des vagues de chaleur. En Indonésie et dans l’archipel malais, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), le gouvernement indonésien et la FAO ont activé des protocoles de préparation aux sécheresses extrêmes : gestion des ressources en eau, sécurité alimentaire rurale, prévention des méga-feux de forêt. En Inde et au Sri Lanka, les gouvernements mettent en place des systèmes de surveillance étroite de l’impact sur les récoltes et d’ajustement des marchés agricoles pour éviter une crise de dépendance alimentaire.
    Le Pakistan est un cas particulier, en ce qu’il s’agit d’un pays de plus de 259 millions d’habitants, particulièrement pauvre, et qui présente une vulnérabilité extrême face à El Niño en raison de sa double géographie, avec des vallées glaciaires au nord et de vastes plaines arides au sud. Parallèlement, l’élévation des températures en haute altitude accélère la fonte des glaciers de l’Hindu Kush et de l’Himalaya, ce qui génère des risques majeurs d’inondations soudaines dues à la rupture de lacs glaciaires (GLOF) et de crues violentes en amont, tandis que le reste du pays subit un stress hydrique aigu [10].
    Sur le plan national, les autorités pakistanaises ont renforcé leur préparation [11]. L’État exploite la modélisation climatique et le suivi satellitaire pour cartographier en temps réel le stress hydrique des cultures, rationner l’eau d’irrigation et émettre des alertes précoces dans les vallées exposées aux crues glaciaires ; des protocoles de gestion des barrages et de conservation des ressources sont activés plusieurs semaines à l’avance pour atténuer l’impact sur la production agricole et sur le réseau électrique.

    Anticiper les chocs : vers un océan Indien antifragile

    En d’autres termes, le croisement des effets d’El Niño et de la guerre d’Iran est en train de déclencher une révolution stratégique dans l’espace océanique indien : celle de l’anticipation et de la préparation, tant nationales qu’internationales. L’enjeu est d’atténuer les chocs et d’améliorer la résilience des pays et des sociétés. Une telle mobilisation préventive, d’une ampleur inhabituelle, a certes des précédents (l’action anticipatoire de 2023-2024), mais elle change d’échelle [12].

    Il va donc falloir étudier de près comment cette nouvelle approche permettra de renforcer l’« anti-fragilité » du système international (Nasim Nicholas Taleb, Antifragile, 2014), en particulier dans l’océan Indien, sachant que les stratégies d’anti-fragilité sont appelées à jouer un rôle croissant face aux bouleversements géopolitiques que la crise planétaire va sans cesse accentuer.

    Références

    [1] AFP/Reuters, « Los hutíes toman la isla de Perim… », Primicias, 11 sept. 2026 : https://www.primicias.ec/internacional/guerra-iran-huties-estrecho-bab-mandeb-canal-suez-amenaza-132343/ ; Critical Threats, Iran Update, 10 sept. 2026 : https://www.criticalthreats.org/analysis/iran-update-september-10-2026

    [2] Business Today, « LNG traffic through Hormuz returns, but remains 80% below pre-war levels », 2 oct. 2026 : https://www.businesstoday.in/world/story/lng-traffic-through-hormuz-returns-but-remains-80-below-pre-war-levels-559162-2026-10-02 ; voir aussi Reuters via IDN Financials (S&P, trafic GNL de septembre) : https://www.idnfinancials.com/news/69829/lng-shipments-via-hormuz-rise-highest-since-iran-war

    [3] Argus Media, « Kenya lowers fuel standards to ease supply access », 6 mai 2026 : https://www.argusmedia.com/en/news-and-insights/latest-market-news/2823249-kenya-lowers-fuel-standards-to-ease-supply-access

    [4] Africa Finance Corporation / AFP, « Africa faces 86 million tonne fuel shortfall by 2040 », The Standard : https://www.standardmedia.co.ke/africa/article/2001546090/africa-faces-86-million-tonne-fuel-shortfall-by-2040

    [5] NOAA, « Agricultural and food security impacts from the 2010 Russia flash drought » : https://repository.library.noaa.gov/view/noaa/68474 ; « Reading the world in a loaf of bread », Resilience.org : https://www.resilience.org/?p=1237441

    [6] 5paisa / IMD, « India records weakest monsoon in over a decade », 30 sept. 2026 : https://www.5paisa.com/blog/india-records-weakest-monsoon-in-over-a-decade-as-rainfall-falls-126-below-average

    [7] FAO/PAM, « Bracing for El Niño : FAO and WFP launch joint appeal… », juin 2026 : https://www.fao.org/newsroom/detail/bracing-for-el-ni%C3%B1o–fao-and-wfp-launch-joint-appeal-to-protect-8.8-million-people-from-extreme-weather-events/en

    [8] AFP, « IMF preparing El Nino assistance, ‘concerned about food security’ », Jamaica Observer, 7 oct. 2026 : https://www.jamaicaobserver.com/2026/10/07/imf-preparing-el-nino-assistance-concerned-food-security/ ; PIIE, « El Niño could drag down the global economy… », juil. 2026 : https://www.piie.com/blogs/realtime-economics/2026/el-nino-could-drag-down-global-economy-almost-700-billion-or-3 ; FMI, « Proposal for a Food Shock Window… », oct. 2022 : https://www.bookstore.imf.org/books/proposal-for-a-food-shock-window-under-the-rapid-financing-instrument-and-rapid-credit-facility

    [9] OMM, « El Niño impacts Greater Horn of Africa », 19 août 2026 : https://wmo.int/media/news/el-nino-impacts-greater-horn-of-africa ; ICPAC, communiqué du 18 août 2026 : https://www.icpac.net/news/the-greater-horn-of-africa-is-expected-to-experience-a-wetter-than-normal-october-december-ond-2026-season-as-el-niño-strengthens/

    [10] ProPakistani, « PMD forecasts below-normal rainfall and higher temperatures across Pakistan », 4 juin 2026 : https://propakistani.pk/2026/06/04/pmd-forecasts-below-normal-rainfall-and-higher-temperatures-across-pakistan/

    [11] Arab News / AFP, « Pakistan warns of heightened glacial lake flood risk as temperatures rise », 26 févr. 2026 : https://www.arabnews.com/node/2634499

    [12] Anticipation Hub et al., « El Niño 2026–2027 : seizing the moment » : https://www.anticipation-hub.org/news/el-nino-2026-2027-seizing-the-moment